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Actualité 2017-18

Séries de division 2018 : Analyse et observations dans la Nationale

Des appels de jeu de Steve Sarkisian au miracle de Minneapolis, les séries de division dans la NFC ont été riches en manchettes. Alors que plusieurs attendaient un duel entre Matt Ryan et Drew Brees pour la finale de conférence, ce sera plutôt Nick Foles et Case Keenum qui s’y retrouveront. Et dans les deux cas, ils ont eu besoin de tout leur petit change pour y accéder.

Les Eagles s’imposent dans un duel défensif

Les Falcons ont dû changer de coordonnateur offensif après que Kyle Shanahan se soit trouvé un emploi d’entraîneur-chef et les résultats avec son remplaçant Steve Sarkisian ont été mitigés. Ainsi, décider l’issue d’un match de séries sur ses appels de jeu était le scénario que les Falcons auraient aimé éviter. Pas de chances, Sarkisian s’est retrouvé sous les projecteurs au moment le plus crucial de la partie et les finalistes du dernier Super Bowl n’y retourneront pas.

Allons directement aux 69 dernières secondes de la rencontre, car c’est ici que s’est joué le résultat. Les Eagles menaient 15 à 10, mais les Falcons menaçaient. Ils avaient traversé 67 verges pour placer le ballon à la ligne de 9 des Eagles.

Premier essai et les buts, un touché pour gagner. Et ils y vont de la séquence suivante :
1) Fade (passe lobée) à Julio Jones incomplète.
2) Shovel pass (passe rapide au RB) à Terron Ward, troisième porteur de l’équipe, incomplète.
3) Slant (tracé court vers l’intérieur du terrain) à Julio Jones pour 7 verges.
4) Débordement vers la droite, passe à Julio Jones incomplète.

Plusieurs problèmes ici, autant en matière d’appel de jeu que d’exécution. D’abord, tenter de refiler le ballon à Juilo Jones en 1 contre 1 n’est pas une mauvaise idée en soi. Sauf que la passe de Ryan a manqué la cible et les Falcons ne se sont pas rapprochés de la zone des buts.

Ensuite, la shovel pass. Ce qui me stupéfie ici, c’est d’avoir utilisé Terron Ward, le troisième porteur de l’équipe. Tevin Coleman connaissait tout un match et Devonta Freeman avait marqué le seul touché des Falcons. Alors pourquoi Ward? Malgré tout, le joueur de ligne des Eagles Beau Allen avait bien flairé le jeu, ce qui n’aurait rien changé avec Coleman ou Freeman.

Le slant maintenant. Un bon jeu, mais qui aurait été tellement plus pertinent en premier essai. Les Falcons auraient ainsi eu un ou deux essais pour tenter une course ou du moins pour feinter une course. Ou même le fameux fade. Au lieu de ça, ils sont condamnés à jouer leur saison sur un quatrième essai. C’est carrément un jeu pour avancer le ballon plus près de la zone des buts, et non pour marquer.

Enfin, la cerise sur le sundae : le débordement du quart vers la droite. Je vous laisse regarder :

Le design du jeu est basé au complet sur le tracé de Julio Jones et Jones chute durant son tracé. Ryan n’a aucune autre option parce que son deuxième receveur Sanu fait un semblant de tracé, son ailier rapproché et son porteur de ballon agissent comme bloqueurs et son centre arrière est un leurre pour savoir quel type de défensive les Eagles utilisent. Et même avec tout ça, Ryan tente la passe vers Jones, qui vient de se relever, mais le ballon lui file entre le bout des doigts. Les Falcons n’ont pas joué de chance, mais toute la séquence était brouillonne.

Les Eagles dominants sur les 3 531 autres secondes

Si les Falcons vont revivre cette séquence pendant longtemps, les Eagles et Nick Foles, eux, passent à la prochaine étape avec la victoire. Ils ne l’ont certainement pas volé, alors qu’ils ont dicté le rythme de la rencontre grâce à un solide plan de match.

Le passage forcé de Carson Wentz à Nick Foles a tellement été un coup dur que les Eagles étaient négligés dans cette partie, même à domicile, même avec 13 victoires durant la saison. L’équipe a cependant placé Foles dans une situation pour réussir et 15 points ont été suffisants. Foles a été ordinaire en première demie, mais l’attaque a tout de même réussi à imposer le porteur de ballon Jay Ajayi sur leur troisième séquence. Ainsi, avec 34 verges sur quatre jeux consécutifs, Ajayi avait suffisamment importuné les Falcons pour qu’ils lui portent une attention particulière.

Le travail de Foles a ensuite été beaucoup plus facile. Jeu au sol, feinte de course, option course-passe, passes pièges, courses renversées, petites passes sur des tracés en boucle (wheel route). Ajayi n’a pas été un facteur en deuxième demie en matière de verges, mais il l’a été en tant que menace. Foles s’est montré beaucoup plus efficace dans les 30 dernières minutes, particulièrement sur deux possessions qui ont duré 5 :15 et 7 :57. Les Eagles se sont limités à un placement à chaque occasion, mais au moins ils ajoutaient des points.

En fait les Eagles ont été responsables de leurs 15 points… et des 10 points des Falcons. Les joueurs des Eagles ont échappé le ballon à quatre reprises durant les 23 premières minutes du match, dont deux récupérés par Atlanta. C’est à la suite de ces deux revirements que les Falcons ont marqué leurs dix points.

Le reste du temps, l’attaque de Matt Ryan a été peu productive. Elle s’est butée à une féroce défensive des Eagles, qui a appliqué beaucoup de pression sur Ryan, tout en embouteillant les courses entre les bloqueurs. Les seules fois où les Falcons ont été efficaces au sol, c’était lorsque Tevin Coleman débordait sur les périmètres. La défensive de Jim Schwartz a souvent forcé les Falcons en situation de troisième et long, ce qui limitait leurs choix de jeu. Brandon Graham a été particulièrement excellent chez les Eagles. Enfin, on note quelques beaux jeux des Falcons, dont la passe de touché de Ryan à Freeman et l’attrapé de Julio Jones en quatrième essai sur leur dernière possession.

Jeu du match :

La réception immaculée, version 2018. Si Keanu Neal réussit l’interception, on va peut-être à la demie 13-6 ou 17-6 en faveur des Falcons au lieu de 10-9. Une énorme gaffe.

Le miracle de Minneapolis

Par où commencer?

Chaque fois que l’on pense ne plus pouvoir être émerveillé par le sport, une fin de partie comme celle entre les Saints et les Vikings apparaît. J’étais prêt à expliquer les raisons qui ont amené les Saints à remonter de 17 points. Prêt à parler du brio de Drew Brees dans l’une de ses dernières tentatives de soulever une nouvelle fois le trophée Vince Lombardi. Prêt à souligner le vaillant effort des Vikings.

Ce que je n’attendais pas, c’était une passe et course de 61 verges qui allait donner la victoire à une franchise maudite alors que le cadran affichait zéro. Quelque part dans un appartement de Villeray, avec mon ami à mes côtés, un partisan des Saints, un silence de quelques secondes s’est établi. Mais que s’est-il passé?

Les Vikings ont soutiré un miracle, voilà. Le ballon était à leur propre ligne de 39, avec dix secondes à faire au match, aucun temps d’arrêt en banque et un point de retard. Un hail mary est improbable, le quart Case Keenum n’a pas le bras pour lancer 61 verges. Ils ont une trentaine de verges à franchir pour donner une chance à leur botteur, mais doivent arrêter le cadran.

Ainsi le jeu à faire : une longue passe de 25, 30 verges près des lignes de côté pour que le receveur puisse sortir et arrêter le cadran, en exécutant le tout en moins de 10 secondes. En espérant que la passe ne soit pas rabattue. En espérant que le receveur ne soit pas plaqué dans les limites du terrain. Bref, en espérant une erreur de l’adversaire.

Et c’est ce qui arrive. Keenum profite d’une bonne protection et envoie le ballon vers Stefon Diggs sur 25 verges. Le receveur est libre pour attraper le ballon, mais le maraudeur des Saints Marcus Williams lui souffle dans le dos. Cependant Williams tente un plaqué maladroit alors que Diggs saute pour accomplir l’attrapé et rate complètement le receveur des Vikings. Il frappe dans le vide à la hauteur de Diggs, mais touche son coéquipier Ken Crawley, l’éliminant du jeu simultanément. C’est ainsi que les Saints ne peuvent que regarder Diggs reprendre son équilibre et se diriger tout droit dans la zone des buts sous l’extase de la foule du Minnesota.

Deux demies à contresens

Mais à Villeray, une heure et demie plus tôt, tout ce que l’on demandait était un peu de compétition. Les Vikings menaient 17-0 à l’entracte, les Saints étant blanchis en première demie pour la première fois en 62 duels. Tout allait en faveur de l’équipe à domicile. L’offensive avançait à souhait, profitant d’abord de corridors pour l’attaque au sol, puis des receveurs qui se démarquaient pour Case Keenum. La défensive réalisait des arrêts et provoquait deux interceptions spectaculaires : Andrew Sendejo qui étire les bras pour voler un ballon à Ted Ginn et Anthony Barr qui profite d’un ballon dévié à la ligne de mêlée par Everson Griffen le dos au jeu!

Contrairement aux trois autres équipes qui avaient profité d’une semaine de congé, les Vikings n’ont montré aucun signe de rouille pour démarrer la rencontre.

Heureusement pour nous, les Saints sont revenus plus forts après la pause. Ils obtiennent une première petite victoire en forçant un botté de dégagement après une séquence de 7 minutes des Vikings, puis traversent le terrain et inscrivent leurs premiers points du match avec un touché de Brees à Michael Thomas. Pour la première fois, les Vikings paraissaient vulnérables.

Dès le jeu suivant le touché, Case Keenum force une passe dans les zones profondes qui est interceptée par… Marcus Williams! Celui qui allait devenir la tête de turc des partisans des Saints a d’abord fait partie des raisons qui ont amené à cette remontée. Les Saints vont ajouter un touché sur la possession suivante et la remontée semblait bien réelle. Un placement des Vikings plus tard s’en suit une séquence folle où l’avance changea de camp à quatre reprises.

Tant de moments auraient pu définir la rencontre sans le miracle de la fin, alors essayons de décortiquer le tout.

— L’entraîneur des Saints Sean Payton gaspille deux temps d’arrêt sur des challenges clairement inutiles.
— En troisième essai et une verge en milieu de quatrième quart, les Saints tentent un jeu truqué : une passe incomplète de Willie Snead vers Alvin Kamara. Vraiment un étrange appel de jeu considérant la situation.
— Les Saints bloquent le botté de dégagement sur la séquence suivante et profite de leur positionnement sur le terrain pour marquer un touché. Un superbe jeu de Brees à Kamara. 21-20 Saints.
— Adam Thielen réalise un attrapé spectaculaire qui amène les Vikings à reprendre l’avance avec un placement. 23-21 Vikings.
— En quatrième essai et 10 verges, Brees rejoint Snead pour placer à son tour son équipe en position de placement, celui qui devait leur donner la victoire. 24-23 Saints.
— Le miracle de Minneapolis. 29-24 Vikings.

Mais vraiment, rien de tout ça ne se serait passé, n’eût été le réveil de Drew Brees. La légende des Saints a complété 17 de ses 22 passes en deuxième mi-temps pour 177 verges et 3 touchés. Il a découpé la tertiaire des Vikings en morceau, visant notamment Michael Thomas à quelques reprises, lui a eu le dessus sur sa confrontation avec l’excellent Xavier Rhodes.

Le travail de Brees était d’autant plus impressionnant qu’il n’a pu compter sur son jeu au sol pour une deuxième semaine consécutive. Mark Ingram et Alvin Kamara ont obtenu de maigres gains, mais au moins Kamara s’est distingué sur le jeu aérien. Mention d’honneur à Cameron Jordan, qui a été dans la face à Case Keenum pendant toute la partie.

Jeu du match :

Quoi d’autre?

Écrit Par

Collaborateur à leblitznfl.com - présente l'état des forces dans la NFL

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