Les Niners dominent les Rams pour la première partie de l’histoire en Australie
C’est fait : le premier match régulier de la NFL disputé en Australie restera dans les annales, mais pas pour les raisons que Los Angeles espérait. Devant une foule annoncée de 100 021 spectateurs au Melbourne Cricket Ground — la septième plus grosse assistance de l’histoire de la saison régulière — les Niners dominent les Rams 27-7 dans ce qui devait être un choc entre deux prétendants au Super Bowl.
Brock Purdy a fait la différence avec trois passes de touché, distribuées à Mike Evans (à sa première sortie en rouge et or après 12 saisons à Tampa Bay), Demarcus Robinson et Deebo Samuel. Il a terminé la soirée avec 205 verges par la passe pendant que la défense de San Francisco étouffait Matthew Stafford, limité à 15 passes complétées sur 25 tentatives pour seulement 155 verges — incluant un arrêt spectaculaire sur une tentative de plongeon au 1 verge des Niners en troisième quart. Myles Garrett, la recrue vedette du front défensif des Rams, a connu des débuts à oublier : aucun plaqué, aucune pression au quart, après avoir manqué une bonne partie du camp d’entraînement en raison de blessures.
Kyle Shanahan avait prédit avant le match que la foule serait majoritairement acquise aux siens malgré le statut d’équipe « locale » accordé aux Rams — les 49ers étant historiquement l’équipe la plus populaire d’Australie et ayant remporté six de leurs sept dernières visites à SoFi Stadium. Le scénario s’est confirmé sur le terrain : après un premier quart serré, les Niners ont dominé le troisième quart 17-10 avant d’assommer les Rams avec deux autres majeurs. Los Angeles amorce donc sa saison 0-1, dernier de la NFC Ouest, avant une longue pause qui les mènera jusqu’à leur prochain match contre les Giants lundi soir.
Stéphane Cadorette en direct du studio
Pendant que l’Australie s’illuminait, revenons un peu en arrière : c’est mercredi le 9 septembre, à quelques heures du botté d’envoi entre les Patriots et les Seahawks, que notre 5 à 7 spécial recevait Stéphane Cadorette du Journal de Québec pour un survol complet de la saison qui commence. Fraîchement revenu en ligne après un compte X piraté pendant trois semaines cet été, Cadorette a profité de l’occasion pour présenter son cahier de prévisions 2026, disponible en version papier depuis samedi et en ligne toute la fin de semaine dernière — 8 divisions, 32 équipes analysées une à une.
Le message central de son passage : une saison remplie de points d’interrogation, dominée par un narratif à la fois simple et fragile — celui des Rams, favoris tellement écrasants qu’on en vient à se demander qui, sur papier, pourrait vraiment les arrêter. « J’ai rien contre les Rams, c’est une équipe que j’aime beaucoup, mais il y a toujours une part d’incertitude dans la NFL », a-t-il résumé, rappelant le précédent des Bills, encensés de la même façon il y a quelques années sans jamais atteindre le Super Bowl.
Les choix de division : Tony et Cadorette rarement sur la même page
| Division | Tony Le Blitz | Stéphane Cadorette |
|---|---|---|
| AFC Est | Bills | Bills |
| AFC Nord | Ravens | Bengals |
| AFC Sud | Texans | Texans |
| AFC Ouest | Chiefs | Broncos |
| NFC Est | Eagles | Cowboys |
| NFC Nord | Lions | Lions |
| NFC Sud | Buccaneers | Buccaneers |
| NFC Ouest | Rams | Rams |
Les deux s’entendent sur cinq des huit divisions, mais divergent sur des dossiers clés : Cadorette croit encore aux Bengals dans l’AFC Nord malgré une défense qui a fini l’an dernier dans le fond du classement, pendant que Tony mise sur le nouveau tandem Jesse Minter–Lamar Jackson à Baltimore. Dans l’Ouest de l’AFC, Cadorette a foi en la stabilité inhabituelle des Broncos (31 des 33 joueurs ayant joué 300 jeux et plus l’an dernier sont de retour) plutôt qu’un retour en force des Chiefs de Patrick Mahomes, le choix de Tony.
Le clou du segment est venu au moment des prédictions de finale. Tony maintient depuis le mois d’août son scénario Ravens-Rams à la finale du Super Bowl, avec Baltimore triomphant malgré un entraîneur recrue derrière le banc. Cadorette, lui, a lancé une bombe : les Bears de Chicago — une équipe qu’il n’avait même pas nommée championne de division — surprendraient les Rams en finale de la NFC, pour ensuite affronter les Bengals (vainqueurs de sa finale de l’AFC face aux Broncos) au Super Bowl. Un pari contrariant appuyé sur la progression attendue de Caleb Williams dans sa troisième saison sous Ben Johnson.
Autres dossiers chauds abordés
Le duo a aussi survolé plusieurs intrigues à suivre de près cette saison :
- Dolphins : une reconstruction totale sous Jeff Hafley, avec 13 recrues sur l’alignement et un quart-arrière partant pour la toute première fois de sa carrière — un vrai projet à long terme plutôt qu’une quête de victoires immédiates.
- Vikings : Cadorette se dit prudemment optimiste malgré le scepticisme ambiant envers Kyler Murray, rappelant que la situation au poste de quart ne pourrait pas être pire qu’en 2025.
- Falcons : du talent offensif (Drake London, Bijan Robinson, Matthew Bergeron), mais une défense privée de ses deux meilleurs spécialistes du sac du quart de la saison record de 57 sacs de l’an dernier.
- Steelers : tous deux demeurent sceptiques envers le mariage Mike McCarthy–Aaron Rodgers à Pittsburgh, une organisation habituée à la stabilité qui a plutôt misé sur un entraîneur de transition et un quart en tournée d’adieu.
- NFC Nord : la division pourrait encore une fois envoyer trois équipes en séries, mais les deux analystes s’entendent pour dire que les Packers sans Micah Parsons représentent le plus grand point d’interrogation de la division.
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