Nous y sommes, le summum de la saison de la NFL 2024-2025, l’ultime et dernier affrontement : Le Super Bowl ! Je vous offre donc ce guide qui vous permettra de réviser un peu ou de vous apprendre tout ce qu’il y a à savoir sur le match du 9 février prochain.
Vous retrouverez une présentation des deux équipes qui se feront face, ce qui vous donnera une petite idée de qui vous allez regarder en plus de vous transmettre des informations qui vous laisseront impressionner la galerie.

Historique
Se joignant aux 7 autres équipes de la NFL en 1933, les Eagles partent de loin. Ceux-ci connaitront quelques succès avant l’existence du Super Bowl dans les années 40 et 60, mais, à partir de 1967, ce qu’on considère comme la date de l’ère du Super Bowl, il faudra attendre une décennie avant que les Eagles, sous la supervision du grand Dick Vermeil, se transforment en une unité solide. Celle-ci se rendra jusqu’au 15e Super Bowl en 1981, mais il s’agira d’une défaite face aux Raiders d’Oakland. Par la suite, ils vont rapidement sombrer dans l’oubli.
Jusqu’aux années 2000, les Eagles auront des hauts et des bas mais, pourront compter sur le fantastique joueur défensif Reggie White qui permettra souvent des apparitions dans les Playoffs. La chose (malheureusement) constante sera l’incapacité à remporter un match de série éliminatoire ; seulement 2 sur 8 présences.
En 1999, les Eagles feront l’acquisition d’un nouveau coach : Andy Reid. Celui-ci transformera l’équipe en une unité offensive remarquable avec les dynamiques Quarts-Arrières Donovan McNabb, puis Michael Vick à sa tête. Reid les mènera à 10 victoires en séries éliminatoires et une apparition au 39e Super Bowl, en 2005, où ils tomberont à la dernière seconde par la marque de 21 à 24 face aux Patriots de Bill Belichick et Tom Brady.
De 2012 à 2016, les Eagles connaitront des années maudites où l’on verra plus de coachs que de saisons gagnantes. Le dernier sera toutefois le bon puisque Doug Pederson rapportera des années victorieuses à Philadelphie. En 2017, le QB partant Carson Wentz, qui était en lice pour le trophée du meilleur joueur de la ligue (MVP), se blessera pour l’année à la semaine 14. Sans aucun espoir, les Eagles se tourneront vers le vétéran Nick Foles qui, à la surprise générale, ne récoltera aucune défaite.
Personne ne pensait que les Eagles pourraient survivre les dans les Playoffs. Pourtant, une histoire de Cendrillon les attendait. Surnommés les Underdogs, d’où la présence massive de masque de chiens dans la foule, les Eagles gagneront chaque match des séries éliminatoires jusqu’au Super Bowl 52 et feront face à Tom Brady et Bill Belichick. On ne pourrait pas écrire meilleur scénario !
Ainsi donc, les Eagles continueront sur leur lancée incroyable et talonneront les Patriots tout au long du match l’emportant par la marque de 41 à 33 (à la deuxième place du Super Bowl avec le plus haut nombre de points). On se souviendra à jamais du jeu truqué où le QB Nick Foles se transformera en receveur et attrapera une passe de son joueur pour un Touchdown. Un premier trophée du Super Bowl sera accueilli avec émotion dans la ville de Philadelphie.
Une magnifique histoire de résilience qui remplira de bonheur tout le monde (sauf les partisans des Patriots).
Les années suivantes représenteront un enfer au niveau de la position de Quarterback, ne sachant jamais vers qui se tourner. Pederson sera renvoyé en 2021 et Nick Sirianni prendra les commandes. Celui-ci se penchera vers le jeune Jalen Hurts en qui il croira dur comme fer et autour de qui il construira son équipe. Dès sa deuxième année, celui-ci se rendra au Super Bowl où ils affronteront les Chiefs, mais perdra 38 à 35 en raison de leurs erreurs défensives en fin de match.
Résumé de la saison
Après leur défaite au Super Bowl il y a deux ans, les Eagles se sont trouvés dans un lendemain de veille difficile. Durant la saison 2023, on sentait des tensions grandir entre le coach Sirianni et le QB Jalen Hurts. La défense n’était plus aussi dominante qu’elle était et les Eagles se sont écrasés dès leur premier match de série éliminatoire. L’année se terminera avec deux annonces de retraites, celles de Jason Kelce et celle de Fletcher Cox ; deux athlètes ayant été dans l’organisation depuis plus de 10 ans.
Les Eagles ont profité de la Free Agency pour dépenser sur des joueurs de qualité ; ils iront chercher le DE Bryce Huff, le Safety CJ Gardner-Johnson et donner une chance au Linebacker Zack Baun. Mais, du talent, ils en avaient déjà dans l’équipe ; ainsi, ils signeront de nouveau pour 3 ans leurs deux meilleurs receveurs A. J. Brown et DeVonta Smith en plus de deux joueurs de ligne offensive importants, Jordan Mailata et Landon Dickerson.
De manière surprenante, les Eagles ont laissé partir le Running Back D’Andre Swift qui leur avait donné une saison de plus de 1000 verges. Toutefois, ils avaient un plan ; celui de récupérer Saquon Barkley, un Running Back de talent jouant pour leur ennemi de division, les Giants de New York pour les trois prochaines années. Un athlète exceptionnel, Barkley s’est retrouvé au sein d’une franchise qui a cru bon vider son compte en banque sur un Quart-Arrière médiocre qu’ils ont assis sur le banc et finalement coupé de l’équipe plutôt que de payer son meilleur joueur.
Arrivés au Draft, les Eagles savaient que leur dernière défaite du Super Bowl était en grande partie en raison du manque d’erreurs coûteuses de la part de leur Cornerback. Leurs deux premières sélections seront Quinyon Mitchell et Cooper DeJean ; deux Cornerbacks qui se démarqueront de la masse durant la saison par leur talent. S’il y avait un problème à la position, il n’y en a plus !
La saison commencera plus difficilement que prévu ; avec une fiche de 2 victoires et 2 défaites et des tensions encore (réellement) présentes entre le coach en chef et le Quart-Arrière. Au retour de leur semaine de repos, les Eagles ont pris leur envol ; une série de 10 victoires consécutives et terminent la saison avec une fiche de 14-3.
Rendu dans les Playoffs, tout leur sourit aussi grâce à Barkley qui leur donnera des Touchdown sur des courses de 78 et 60 verges. Le Running Back brille plus que jamais et se glisse même dans la conversation du joueur le plus utile de la ligue (MVP).
Meilleur coup : Après une fiche de 2 victoires et 2 défaites, les Eagles ont eu droit à leur BYE. Au retour, ils ont récolté 10 victoires consécutives contre des adversaires de tout genre et ont été dans la course pour le #1 Seed tout au long de la saison.
Pire coup : La semaine 15, le Quarterback Jalen Hurts a subi une commotion qui lui a fait manquer les derniers matchs de la saison où la séquence de victoires a été brisée. Une attention particulière devra être portée à sa protection durant le match.
Coaching
Nick Sirianni, en poste depuis 2021, laisse la responsabilité de choisir les jeux à son coordonnateur offensif Kellen Moore. Grand leader et motivateur, il a le respect de ses joueurs et s’assure qu’ils sont prêts à toute éventualité. Bien que quelques accrochages avec Jalen Hurts étaient présents, leur relation semble désormais être à son meilleur. Ayant déjà affronté les Chiefs au Super Bowl, Sirianni sait à quoi s’attendre et entraînera ses troupes à sa façon.
Offense
- Le Quart-Arrière Jalen Hurts (#1) est bien entouré. Il sait qu’il peut compter sur chacun de ses joueurs pour l’emporter. Bien que celui-ci ne soit pas le joueur qui brille le plus à chaque match, il joue en évitant de commettre des erreurs. Ainsi, 4 de ses 5 interceptions ont eu lieu lors des 3 premières semaines de l’année. Étant capable de faire des squats avec une charge de 600 livres au collège, Hurts possède de très puissantes jambes. Les Eagles ont développé un jeu auquel ils excellent : le Tush Push. Aidé de sa ligne offensive et de deux joueurs derrière lui, Hurts s’élance sur ses coéquipiers en se faisant pousser les fesses pour aller chercher les verges manquantes pour obtenir un First Down ou un Touchdown. Chose qu’il sait faire à la perfection puisqu’il a récolté 14 TD au sol durant la saison.
- Le Running Back rêvé de toute offense, Saquon Barkley (#26) joue le meilleur football de sa carrière et est un cauchemar pour les défenses adverses. Avec plus de 2000 verges et 13 TD, celui-ci en aurait une grande quantité de plus si les Eagles n’utilisaient pas le Tush Push systématiquement. Barkley a enchaîné les courses de plus de 50 verges durant les Playoffs et pourrait bien continuer sur cette lancée.
- Le Tight End Dallas Goedert (#88) est tombé durant la saison et a été remplacé par Grant Calcaterra (#81). Les deux hommes aident, mais leur impact n’est pas aussi grand que certaines équipes. Jalen Hurts préfère de loin son Running Back et ses receveurs.
- Parlant d’eux, il y en a deux dont vous entendrez le nom toute la soirée. Le premier : A.J. Brown (#11). À sa 6e saison dans la ligue et 3e avec les Eagles, Brown était originellement avec les Titans qui ont refusé de le payer et qu’ils ont laissé partir pour un premier choix de Draft. Depuis qu’il est arrivé à Philadelphie, il continue de dominer et joue un bien meilleur football qu’avant. Le deuxième, DeVonta Smith (#6), pourrait facilement être un receveur #1 dans de nombreuses équipes. Celui-ci partage une chimie importante avec Jalen Hurts puisque les deux ont joué ensemble au collégial pour l’université d’Alabama.
- Finalement, la ligne offensive des Eagles est reconnue comme étant l’une des meilleures de la ligue, et ce, depuis maintenant plusieurs années. Présent chez les Eagles depuis 2013 (le 4e choix du Draft de cette année-là), Lane Johnson (#65) est un des rares joueurs ayant été dans l’équipe qui avait remporté le Super Bowl de 2017. Malgré les années, celui-ci demeure un véritable pilier protégeant l’angle mort de Jalen Hurts. À l’opposé, Jordan Mailata (#68) est un ancien joueur de rugby australien qui a tenté de faire la NFL par pur plaisir. Un choix de 7e ronde en 2018, celui-ci a gravé les échelons jusqu’à devenir partant et est désormais reconnu comme un des meilleurs de la ligue à sa position.
Défense
Les Eagles sont allés chercher le vétéran de 40 ans d’expérience dans la NFL Vic Fangio pour tenter d’améliorer la défense des Eagles qui était à la 24e position en 2023. Mission réussie puisque les Eagles sont, cette année, l’équipe qui laissera passer en moyenne le moins de verges par matchs.
- Depuis quelques années, l’équipe collégiale des Georgia Bulldogs s’est transformée en usine à joueurs défensifs de qualité. Sans surprise, le GM des Eagles s’est servi en recrutant, sur sa ligne défensive, deux coéquipiers Bulldogs. Le colosse Jordan Davis (#90) s’assure de stopper les jeux au sol et met une pression sur le milieu de la ligne offensive adverse. Le controversé, mais dominant Jalen Carter (#98) leur tombera dans les mains après avoir glissé dans le Draft en raison de sa fuite lors de la mort accidentelle d’un de ses coéquipiers. L’an dernier, celui-ci était dans la discussion pour le prix de la meilleure recrue défensive.
- Du côté des Linebackers, qui mettront la pression par les côtés et tenteront de bloquer le milieu du terrain, les Eagles comptent sur un énième Bulldog Nolan Smith (#3), mais leur joueur de renom est Zach Baun (#53) qui était dans les unités spéciales chez les Saints et nettement sous utilisé depuis les 4 dernières années. Chez les Eagles, il a tellement bien performé qu’il a reçu la mention des meilleurs à sa position (First Team All-Pro). À lui seul, il a causé 7 retournements, de nombreux Sacks et a stoppé l’équipe adverse plus de 150 fois.
- Au fond du terrain, les Cornerbacks et les Safeties qui doivent suivre les receveurs et qui représentent la dernière chance d’arrêter l’adversaire, on y retrouve les excellentes recrues Quinyon Mitchell (#27) et Cooper DeJean (#33), mais c’est le vétéran Darius Slay (#2) qui aura la tâche de couvrir les meilleurs receveurs. Les trois hommes n’ont pas réussi une seule interception de la saison, mais les Safeties CJ Gardner-Johnson (#8) et Reed Blankenship (#32) se sont emparés de 10 ballons.


Historique
Créés en 1960, les Chiefs seront tout d’abord les Dallas Texans avant de prendre le nom qu’ils possèdent encore aujourd’hui trois ans plus tard. Originellement dans la AFL (ligue faisant concurrence à la NFL dans les années 60 avant leur fusion), il s’agit de la première équipe à faire le Super Bowl, en 1967, face aux Packers de Green Bay bien qu’ils ne le perdent 35 à 10. Depuis, le trophée remis aux équipes qui remportent le AFC Championship et se rendent au Super Bowl porte le nom du propriétaire des Chiefs de l’époque, Lamar Hunt.
Menés par le QB Len Dawson et le coach Hank Stram, les Chiefs se glisseront jusqu’au Super Bowl une seconde fois, en 1969, où ils renverseront les Vikings 23 à 7. Une réussite qu’ils devront savourer longtemps, puisqu’ils n’auront que deux saisons avec plus de victoires que de défaites dans les 20 années suivantes.
En 1990, sous la supervision de Marty Schottenheimer, les Chiefs retrouvent un succès, mais s’écraseront pratiquement chaque fois dans les Playoffs. Aidés du dominant joueur défensif Derrick Thomas et d’une apparition brève, mais efficace du légendaire Joe Montana, les Chiefs se sont rendus à un match de refaire, le Super Bowl en 1993.
De 1999 à 2012, le carrousel des entraîneurs et des joueurs se fera sans jamais avoir grand-chose d’incroyable à présenter, à l’exception de Dick Vermeil, Priest Holmes ou Jamaal Charles. Malgré tout, cette période ne sera jamais synonyme de succès.
C’est en 2013 qu’Andy Reid passera des Eagles aux Chiefs ou il y est encore à ce jour (il est d’ailleurs le 3e coach en poste depuis le plus longtemps). Il ira chercher le vétéran Alex Smith avec qui il fera une bonne équipe, mais à qui il manquera toujours un petit quelque chose pour être dominant dans les séries éliminatoires. Toutefois, depuis son arrivée à Kansas City, Andy Reid n’a pas connu une saison avec plus de défaites que de victoires.
En 2017, les Chiefs surprennent en sélectionnant le QB Patrick Mahomes avec leur premier choix du Draft. Ils le feront s’asseoir un an derrière Alex Smith avant de lui donner les rênes. Depuis qu’il est partant, Mahomes a mené son équipe à coup sûr dans les Playoffs et même au Super Bowl. En 18 apparitions dans les séries éliminatoires, les Chiefs de Mahomes n’ont perdu que 3 matchs.
Le Super Bowl 54 de 2020, face aux 49ers, sera remporté par les Chiefs en raison d’une belle remontée lors du 3e quart. La dominante défense de San Francisco manquera de souffle à la fin du match, permettant à Kansas City de se réjouir d’obtenir le Vince Lombardi Trophy une fois de plus après 50 ans d’attente.
Le Super Bowl 55 de 2021, face aux Buccaneers, a été une des défaites les plus difficiles pour les Chiefs. Il faut dire que la grosse défense de Tampa Bay avait droit à une journée porte ouverte puisque la ligne offensive devant protéger le Quart-Arrière avait été anéantie par de lourdes blessures le match précédent.
Les Super Bowl 57 et 58 (2023 de 2024) se feront face aux Eagles et au 49ers et seront un indicatif de l’équilibre entre l’offense et la défense des Chiefs et la poursuite de leur dynastie. Depuis le départ du gros receveur Tyreek Hill, Patrick Mahomes s’est mis plus que jamais à distribuer le ballon à l’ensemble de ses joueurs, rendant la tâche difficile pour les défenses de couvrir tout le monde en tout temps.
Résumé de la saison
Les Chiefs ont tenté de conserver l’ensemble de leurs joueurs, mais, ont dû se départir de l’excellent Cornerback L’Jarius Sneed, le Linebacker Willie Gay et le receveur occasionnellement utile Marquez Valdes-Scantling. Ceux-ci ont signé le receveur trop souvent blessé Marquise « Hollywood » Brown pour tenter de pallier la faiblesse à la position.
Venu le temps du Draft, les Chiefs ont fait un échange avec les Bills pour s’assurer de mettre le grappin sur leur receveur désiré : Xavier Worthy. Le jeune joueur avait polarisé par sa vitesse, brisant le record du plus rapide 40 verges enregistrés au Combine.
Au début de la saison, leur meilleur receveur Rashee Rice et leur Running Back partant Isaiah Pacheco se sont blessés ; l’un pour l’année, et l’autre pour une longue durée. Notons aussi, au passage, la blessure peu surprenante de Marquise Brown lors du premier jeu de la présaison. Celui-ci ne reverra le terrain qu’à la semaine 16. Les Chiefs se sont donc tournés vers des vétérans ; leur ancien Running Back Kareem Hunt et le receveur Deandre Hopkins dont les années dominantes sont bien derrière lui.
Avec toutes ces blessures, la dynamique offense habituelle des Chiefs n’était pas au rendez-vous, mais la défense compensera. À la surprise générale, les Chiefs ont été la dernière équipe à demeurer invaincue avant de tomber face aux Bills à la semaine 11. Leurs matchs étaient souvent serrés et joués sur des moments désespérés : Un Touchdown avec un orteil en dehors de la zone, un Field Goal gagnant bloqué, un Fumble à quelques jeux de la fin du match, etc.
Au final, les Chiefs se retrouvent une fois de plus au Super Bowl avec de dominantes performances face aux Texans et aux Bills qu’ils ne semblent pas toujours battre en saison régulière, mais sans faute en série éliminatoire.
Meilleur coup : Les Chiefs ont connu un début de saison difficile au niveau des blessures ; Marquise Brown, Isaiah Pacheco et Rashee Rice sont trois partants ayant été sur le banc des blessés pour la majorité de la saison. Malgré ces absences importantes, les Chiefs ont commencé leur saison avec une fiche de 9 victoires, aucune défaite, renversant au passage de grosses équipes.
Pire coup : Au contraire de leur habitude, les Chiefs ont gagné bon nombre de matchs sur la peau des fesses grâce à un petit miracle défensif ou une erreur de leur adversaire.
Coaching
Si l’expérience est un atout, Andy Reid en est un synonyme. Celui-ci en sera à sa 8e apparition sur la scène du Super Bowl en tant que coach ou assistant. S’occupant lui-même de choisir les jeux que son offense exécutera, on sait qu’il s’est gardé une multitude de jeux truqués ou explosifs qu’il voulait sortir au Super Bowl. Aidé de la créativité de son coordinateur offensif Matt Nagy, qui sait ce qui se cache derrière les grands menus qu’il consulte entre chaque jeu.
Offense
- Le Quart-Arrière Patrick Mahomes (#15) demeure le cœur de l’offense. Bien que celui-ci ne jure plus que par les énormes passes au fond du terrain, son intelligence du jeu lui permet de bien alterner entre faire une passe à la dernière seconde ou conserver le ballon et courir ; une chose qui donne du fil à retordre aux défenses adverses.
- Bien qu’il était le Running Back partant au début de l’année, Isaiah Pacheco (#10) est revenu de sa blessure avec une certaine baisse d’explosivité. Celui-ci doit donc partager les jeux au sol avec Kareem Hunt (#29) qui l’a remplacé toute l’année avec brio.
- Présent à Kansas City depuis 12 ans, le Tight End Travis Kelce (#87) demeure la cible favorite de Mahomes. Celui-ci reçoit des ballons, bloque sur la ligne offensive ou monopolise des défenseurs en tout temps. Ne vous surprenez pas de voir Noah Gray (83) attraper une passe ou même un Touchdown ; celui-ci en a reçu plus que Kelce !
- Avec l’absence de Rashee Rice, Mecole Hardman et Sky Moore, les Chiefs devront compter sur leur recrue Xavier Worthy (#1), le rapide, mais fragile Hollywood Brown (#5), le vétéran Juju-Smith Schuster (#9) et l’ancienne superstar DeAndre Hopkins (#8) qui en sera à son premier Super Bowl en carrière après 12 ans dans la ligue. Je préfère vous les nommer tous, car Mahomes a une tendance à distribuer le ballon généreusement entre tous les receveurs qu’il possède.
- Finalement, la ligne offensive des Chiefs, celle qui protège le QB, est assez bonne ! Creed Humphrey (#52) est reconnu comme un des meilleurs Center de la ligue et la transition de Joe Thuney (#62) comme protecteur de l’angle mort s’est faite à la perfection. Toutefois, Jawaan Taylor (#74) est un synonyme de faux départs, de pénalités de retenue et de frustrations régulières.
Défense
Présent depuis 2019 comme coordonnateur défensif, Steve Spagnuolo a su mettre sur pied une unité défensive importante qui ne semble jamais s’épuiser et qui est capable de faire des ajustements importants au retour de la mi-temps. Sa plus grande force est de cacher les intentions de sa défense, chose qui surprend et déstabilise les Quarts-Arrière adverses. Celui-ci reçoit chaque année de multiples demandes pour devenir coach en chef, mais il décline à tous coups.
- La ligne défensive des Chiefs est reconnue comme étant une source de pression constante. Le cœur et l’âme de la défense est Chris Jones (#95). Ce n’est donc pas pour rien qu’il est le deuxième joueur le mieux payé de l’équipe. Il ne faut pas se fier uniquement aux statistiques, Jones crée des ouvertures et occupe un maximum de joueurs pour que ses coéquipiers puissent briller. C’est le cas du dominant Georges Karlaftis (#56) qui tentera de mettre la main sur Jalen Hurts dimanche prochain.
- Si Saquon Barkley est un grand danger, les Chiefs peuvent compter sur trois Linebacker qui sont bien équipés pour avoir une chance de l’arrêter. On parle ici de Leo Chenal (#54), Drue Tranquil (#23), mais surtout Nick Bolton (#32) qui est l’homme à tout faire de cette escouade.
- Les Chiefs ont un des meilleurs Cornerback de la ligue en Trent McDuffie (#22) qui n’aura d’autre choix que de se frotter à AJ Brown tout au long du match. On retrouve aussi Jaylen Watson (#35), un Cornerback qui n’était qu’un choix de 7e ronde à son Draft, mais qui a gravi les échelons jusqu’à un poste de partant. Celui-ci a manqué une bonne partie de la saison, mais est de retour juste à temps ! Finalement, leur Safety Justin Reid (#20) se retrouvera un peu partout sur le terrain. Il est à noter que celui-ci avait réalisé un Sack lors du dernier Super Bowl.
Article écrit en partenariat avec lebonparisportif.com/ca











Bravo. Votre article: le face à face du SuperBowl est excellent. Bien écrit.
Complet sur les forces en présence. J’ai apprécié les petits rappels historiques.
Je lis tous vos écrits avec plaisir.
SUper merci de votre soutien, ça nous touche énormément